Kamanyola : trois civils tués par une bombe des FARDC ce mardi 2 décembre
- VOK

- Dec 2, 2025
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Une nouvelle frappe aérienne des forces coalisées du régime de Kinshasa a touché, ce mardi 2 décembre 2025 aux alentours de 14h00, la zone densément peuplée de Kamanyola, dans le Sud-Kivu, une région qui a déjà connu de nombreux conflits et violences. Cette attaque a suscité une vive inquiétude parmi les habitants, qui vivent dans la peur constante des bombardements et des affrontements armés.
Selon les premières informations recueillies sur place, le bombardement a causé la mort tragique de trois civils innocents. Le bilan provisoire fait également état de cinq blessés, parmi lesquels un homme, une femme et trois enfants, soulignant ainsi l'impact dévastateur de ce conflit sur les populations civiles. Les autorités locales et les organisations humanitaires sont en train d'évaluer les dégâts et de fournir une assistance aux victimes, mais les ressources sont limitées, et la situation reste critique. La peur et l'incertitude pèsent lourdement sur les familles qui ont perdu des êtres chers ou qui ont été blessées dans cette attaque.
Ce nouvel incident intervient dans un contexte d’escalade militaire marquée par plusieurs attaques signalées depuis les premières heures de la journée dans différentes zones du Sud-Kivu et du Haut Plateau, où les tensions sont palpables. Les attaques de la coalition gouvernementale contre le M23, sont devenues de plus en plus fréquentes et violentes. Il est à signaler que l'armée Burundaise est en première ligne sur le champ de bataille, ce qui soulève des questions sur l'implication de cette force étrangère dans ce conflit complexe.
Des informations que nous avons pu recueillir de plusieurs sources concordantes rapportent aussi que l'aéroport Melchior Ndadaye à Bujumbura est utilisé par la Belgique pour soutenir cette même coalition. Des avions transportant du matériel militaire font des navettes régulières entre Bruxelles, Bujumbura et différents endroits en République Démocratique du Congo. Des drones seraient également maniés à partir de Bujumbura, ajoutant une dimension technologique à cette guerre déjà tragique.
Il est impératif que le gouvernement de Kinshasa prenne au sérieux les engagements de paix de Doha en respectant la lettre des accords signés, car si ces engagements ne sont pas honorés, la paix tant recherchée risque d'être fictive et insaisissable.
La communauté internationale doit également jouer un rôle actif pour encourager le dialogue et la réconciliation, afin d'éviter que la situation ne se détériore davantage. Les populations locales, qui aspirent à un avenir meilleur et plus stable, méritent de vivre sans la menace constante des violences armées et des bombardements. Il est crucial que des efforts concertés soient déployés pour mettre fin à ce cycle de violence et pour instaurer une paix durable dans cette région tourmentée.L'AFC M23 a par ailleurs signalé que ce mouvement reste engagé à protéger la population à tout prix.
Voice of Kivu













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