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Coupure de Vodacom à Goma : L'arme politique de Tshisekedi pour déstabiliser l'Est ?

  • Writer: VOK
    VOK
  • 5 days ago
  • 2 min read


Depuis lundi 26 janvier, la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, ainsi que plusieurs territoires environnants, sont totalement privés des services de Vodacom Congo. SMS, internet et mobile money (M-Pesa) sont à l’arrêt, paralysant une grande partie de l’activité économique et sociale dans une région déjà touchée par la fermeture des banques .

L’opérateur télécom affirme qu’une intrusion d’individus non identifiés dans son centre opérationnel à Goma aurait entraîné la désactivation complète de ses systèmes. Officiellement, Vodacom parle d’un incident technique majeur. Mais sur le terrain, de nombreuses voix dénoncent une opération délibérée visant à créer le chaos dans des zones désormais sous contrôle de l’AFC-M23.


Pour plusieurs acteurs locaux, cette coupure ne relève pas du hasard. Elle intervient dans un contexte où l’AFC-M23 consolide son administration dans plusieurs zones « libérées ». 


La coupure du réseau apparaît ainsi comme un outil de sabotage du régime de Kinshasa, destiné à désorganiser la vie quotidienne, bloquer l’économie locale et retourner la population contre les nouvelles autorités mais aussi soutenir  ses opérations militaires contre l’AFC M23 et les civils. 

« Couper Vodacom à Goma, c’est couper les salaires, le commerce, la communication et même l’humanitaire. Ce n’est pas une simple panne, c’est une arme politique », estime la population .


Dans des territoires comme Walikale, notamment à Pinga, la situation est critique. Déjà privés de signal depuis plus d’une semaine, enseignants, soignants et agents de l’État se retrouvent aujourd’hui sans salaires, les paiements étant largement bancarisés via M-Pesa.

À Goma, c'est la même chose, commerçants, enseignants , humanitaires et petites entreprises sont également touchés. Le mobile money constituant l’épine dorsale de l’économie locale, son arrêt brutal plonge des milliers de familles dans la précarité.



Selon plusieurs observateurs, cette panne sert aussi à dissiper l’attention internationale sur les actes atroces commis dans les zones toujours sous contrôle du régime de Kinshasa, notamment à Uvira, où des violences ciblées, des représailles communautaires et une chasse à l’homme contre certaines populations ont été dénoncées.

Pendant que l’opinion se focalise sur Goma et la coupure du réseau, les drames humains se poursuivent dans d’autres régions dans un quasi-silence médiatique.

 
 
 

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